Des Universitaires, professeurs d'Histoire-Géographie et quelques autres personnalités expriment leur voeu ! Que le gouvernement abandonne son projet de supprimer l'Histoire-Géographie en Terminale S
« La décision envisagée par M. le Ministre de l’Education nationale, dans le cadre de la réforme des lycées, de rendre optionnelle l’histoire-géographie en terminale scientifique ne peut que susciter la stupéfaction par son décalage avec les nécessités évidentes de la formation des jeunes Français au début du XXIe siècle.
A l’heure de la mondialisation, les futurs bacheliers scientifiques n’auraient donc nul besoin de se situer dans le monde d’aujourd’hui par l’étude de son processus d’élaboration au cours des dernières décennies, pas plus que par l’analyse de sa diversité et des problèmes qui se posent à la planète et à son devenir. En outre, ils se trouveront dans l’impossibilité d’accéder à certaines formations supérieures de haut niveau pour lesquelles la connaissance de l’histoire et celle de la géographie sont indispensables et vers lesquelles ils se dirigent en nombre croissant.
Au moment où le président de la République et son gouvernement jugent urgent de lancer un grand débat sur l’identité nationale qui doit mobiliser le pays, cette mesure va priver une partie de la jeunesse française des moyens de se faire de la question une opinion raisonnée grâce à une approche scientifique et critique, ouvrant ainsi la voie aux réactions épidermiques et aux jugements sommaires.
Il est impératif d’annuler cette décision, inspirée par un utilitarisme à courte vue, qui se trouve en contradiction avec les objectifs proclamés du système éducatif français sur le plan de la formation intellectuelle, de l’adaptation au monde contemporain et de la réflexion civique des futurs citoyens. »
Signataires : Laure Adler (journaliste écrivain), Pierre Arditi
(comédien), Martine Aubry (Premier secrétaire du PS), Jean-Pierre Azéma
(historien), Antony Beevor (historien, université de Londres),
Jean-Jacques Becker (historien), Serge Berstein (historien,
Sciences-Po), Pierre Cosme (historien, université Paris-I), Boris
Cyrulnik (psychiatre et neurologue), Philippe Delerm (écrivain), Alain
Finkielkraut (philosophe, Ecole polytechnique), Jean-Noël Jeanneney
(historien, Sciences-Po), Bruno Julliard (Secrétaire National à
l’éducation du PS), André Kaspi (historien), Jacques Le Goff
(historien), Hervé Le Bras (démographe, Ined et EHESS), Evelyne Lever
(historienne, CNRS), Pierre Milza (historien), Michel Onfray
(philosophe), Mona Ozouf (historienne), Michelle Perrot (historienne),
Antoine Prost (historien), Jean-Pierre Rioux (historien), Jean-François
Sirinelli (historien, Sciences-Po), Benjamin Stora (historien,
universités Paris-VIII et Paris-XIII), Jean Tulard (historien), Annette
Wieviorka (historienne, CNRS), Michel Winock (historien, Sciences-Po).
Et si on arrêtait, aussi, de vouloir spécialiser nos jeunes toujours plus jeunes ?
comme une réponse à mon interrogation sur la spécialisation des lycéens, le point de vue de Jean-Frédéric Schaub :
http://www.rue89.com/schaub/2009/12/06/lhistoire-supprimee-en-terminale-s-luc-chatel-a-rebours
Rédigé par: JFL | 06/12/2009 à 18:30
je suis scientifique, j'ai eu 4h en terminale il me semble, et avant, et je suis nul en histoire, pourtant ça m'intéresse. Parce que ça dépend avant tout de la pédagogie des profs, et de la priorité qu'ils mettent à penser d'abord à nous passionner plutôt qu'à nous abrutir ! Si le gouvernement veut mettre l'histoire en première avec plus d'heures, pourquoi pas. Le bac séparé fera sûrement plus bosser les scientifiques en histoire qui en sortiront donc moins incultes que moi (même si j'ai eu 17 au bac)!
Je conseille un bon site ludique de quizz : conquiztador, avec énormément (1/2 quasi) de questions d'histoire (des dates hélas) pour se rendre compte à quel point on est nul ^^
Rédigé par: marcoilbiondo | 23/12/2009 à 03:18
pas d'accord avec votre analyse, marco.
1/ vous êtes nul en connaissances historiques, c'est normal ; moi aussi. l'HG au lycée n'a pas vocation à faire des lycéens des experts es-HG.
2/ vous n'étiez pas nul en HG. Le 17 (surtout à votre époque) témoigne d'une maîtrise des exercices de formulation, réflexion, critique que vous n'avez certainement pas perdue.
3/ Vos enfants en 1S ne serons pas meilleurs que vous l'étiez puisqu'ils ne pourront pas acquérir les méthodes qui vous ont été inculquées. Les QCM sont pour bientôt.
mais rassurez-vous. Si l'HG ne sert qu'à raconter de belles histoires, c'est vous qui avez raison. Personnellement, je me demande même pourquoi on maintient encore ces disciplines au bac.
Rédigé par: JFL | 24/12/2009 à 14:47
Je ne sais pas dater la guerr ede cent ans à 2 siècles près, pareil pour Charles Martel qui a arrêté les maures à moitié. Quand aux Valois je ne sais même pas de quel millénaire il s'agit...
Mais comme je le suggérais, ce n'est pas dû à pas assez d'heures, juste pas une seule fois un soupçon d'intéressement à la matière. Exemple étudier la déclaration des droits de l'homme en la recopiant 10 fois (le prof -Masset- prenait ça comme punition), je ne suis pas sûr que ça suscite l'intérêt, mais plutôt le dégoût.
Rédigé par: marcoilbiondo | 15/01/2010 à 22:34
Cher marco, vous me décevez :
Premièrement, si vous me lisiez bien, vous verriez que je n'en fais pas une affaire de nombre d'heures !
Deusio : si l'HG au lycée n'est qu'une affaire de dates à connaître, alors j'irai plus loin que vous : il faut la supprimer du lycée toutes sections confondues. Elle ne sert à rien.
Marco. Faire de l'HG en lycée, c'est se doter d'outils d'analyse et de réflexion dont l'HG est un prétexte. Ma crainte, c'est de voir disparaître la transmission de ces outils au profit de simples récitations de connaissances et applications de techniques scientifiques.
A votre avis, pourquoi les grands mathématiciens étaient-ils aussi des grands musiciens et philosophes ?
Rédigé par: JFL | 16/01/2010 à 07:22
PS pour marco.
Rassurez-vous. 70% des Français partageraient votre avis. L'affaire est donc bien engagée pour vos enfants qui auront une vague idée de qui était Guy Moquet ! Grand bien leur fasse. POur ce que j'en dis, ce n'est qu'un combat d'arrière-garde. Bientôt je travaillerai moins : corriger un Brevet des Collèges bis pour élève de 1ère prend moins de temps qu'une composition de Terminale.
Rédigé par: JFL | 16/01/2010 à 07:53