"L'Europe souffre d'un déficit d'Histoire, pas d'un déficit de mémoire" (in Télérama, 7 janvier 2009, p.39).
Une formule qui me paraît fort bien trouvée et qui a toute sa place sur ce blog.
L'article de référence est, par ailleurs, fort riche en réflexions intéressantes. Je citerai en particulier :
Pour mes élèves de Terminales LES, écho du cours d'avant les vacances de Noël :
"... d'autant que chaque fois que quelque chose va mal on pointe le doigt sur Bruxelles. Comme si Bruxelles n'était pas une émanation des États eux-mêmes"
ou
"...ce fameux couple franco-allemand, qui fut, remarquez-le, toujours représenté par des hommes politiques de sensibilités divergentes : de Gaulle et Adenauer, Schmidt et Giscard, Mitterrand et Kohl..."
et encore
"Arrêtez de proposer aux peuples la ratification de livres illisibles (...) encouragez les listes transnationales (...) faites voter tous les Européens le même jour...".
A lire, bien sûr : "L'Europe frigide", André Versaille éditeur.
"Etre européen, c'est avoir la nostalgie de l'Europe" (Milan Kundera).
Cette nostalgie, selon Barnavi, se nourrit d'un rêve déjà ancien : celui de construire un espace unifié héritiers de tous ceux qui l'ont habité, imaginé, cultivé... Une histoire, déjà, pas européenne, mais susceptible de fomentger un Devoir de Mémoire d'aujourd'hui, celui qui nous donnerait mission de construire ce rêve de paix et de prospérité dont nous sommes les héritiers et de lui donner une histoire, enfin ... ?
"L'Europe souffre d'un déficit d'Histoire, pas d'un déficit de mémoire" .
Mais l'espace européen dispose d'une riche histoire, où puiser la force de traduire le trop plein de Mémoire pour en faire une belle Histoire... On peut toujours rêver, non ?






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