Rédigé le 15/01/2010 à 16:53 dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Onésime Blanchard est un de ces personnages
oubliés de l'histoire et pourtant « en quête d'auteur »,
tant leur vie, dans sa simplicité même, est aussi significative
de leur époque que les destins de leurs grands contemporains. Né
sur les bords de la Loire au crépuscule de la Monarchie de Juillet,
sa vocation sacerdotale le conduisit d'abord dans un vicariat à Mondoubleau,
vite interrompu par la guerre de 1870-71.
Aumônier volontaire des moblots, les soldats du 75e régiment
de la Mobile du Loir-et-Cher, il vécut intensément la fureur
des combats, les affres de la défaite, adoucissant les derniers instants
de nombreux jeunes compagnons fauchés par le feu ennemi ou rongés
par la variole...
la suite
Rédigé le 11/11/2009 à 19:06 dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0)
Ce journal, écrit par le pasteur Napoléon Peyrat (1809-1881), né dans
les Pyrénées dans un milieu bourgeois protestant, apporte des
renseignements précieux sur l'état d'esprit des Français face à
l'invasion allemande ainsi que sur les méthodes de guerre des
Allemands. Ce texte est fort intéressant parce qu'il offre des
impressions à "chaud" puisqu'il s'agit d'un journal qui n'a pas été
retouché par son auteur en vue d'une publication.
Rédigé le 08/09/2009 à 18:40 dans Livres | Lien permanent | Commentaires (1)
Officier d’ordonnance de Napoléon III puis aide de
camp du Prince impérial, Charles Duperré effectue sous la IIIème
République dans la marine une brillante progression de carrière qu’une violente
campagne médiatique –il est alors accusé de trahison- n’a pu arrêter. La
présidence du Yacht club de France, puis celle de la Société centrale de sauvetage des
naufragés (l'actuelle Société nationale de sauvetage en mer), couronnent la
carrière de cet officier de marine bonapartiste loyal envers la République.
Information fournie par l'auteur : Jean-Pierre Fontaine
Editions Elzévir
Au cours de sa carrière militaire, Jean-Pierre Fontaine a occupé les
fonctions d’officier de liaison au sein du ministère polonais de la
Défense, ainsi que celles d’attaché de défense près l’ambassade de
France en Roumanie. Il vit à Baguer-Morvan. Cette biographie est son
premier ouvrage.
Rédigé le 02/08/2009 à 09:56 dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0)
Rédigé le 23/07/2009 à 21:36 dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0)
4ème de couverture :
"Depuis le milieu des années 1990, la notion de guerres de mémoires
s’affirme dans le débat public. Les termes de « repentance » et de « lois
mémorielles » sont entrés dans le discours politique et la « mémoire » devient
un enjeu du présent. Les médias, les historiens, et les responsables politiques
s’engagent et certains évoquent même un risque de débordement mémoriel, en
particulier à propos de l’histoire coloniale. De nouveaux enjeux émergent autour
des héritages de Mai 68 ou de Vichy ; le souvenir de la Grande Guerre, celui de
la Shoah questionnent toujours le présent sur la manière d’appréhender et de
commémorer le passé.
Ces différents protagonistes ont largement mobilisé les
médias, anciens et nouveaux, saturant parfois l’espace public. Pourtant, en
France, le XIXe puis le XXe siècle ont été, génération
après génération, une longue suite de conflits mémoriels qui ont permis à ce
pays de faire entrer le passé dans le présent.
C’est ce que montre, sur
l’ensemble du XXe siècle, cet ouvrage réunissant historiens,
politologues, anthropologues ou sociologues, en offrant un regard panoramique et
sur le rôle majeur joué dans ces controverses par les différents acteurs de la
mémoire. Comprendre les mécanismes, enjeux et stratégies médiatiques des
guerres de mémoires, c’est comprendre comment fonctionne notre société et
son rapport au passé ; mais c’est, aussi, une manière de donner une histoire à
ces conflits."
Très bon bouquin. qui ouvre sur cette citation :
« Gardons-nous de l’activisme mémoriel qui semble, à chacune de ses éruptions, redécouvrir à neuf ce qui est su depuis longtemps, et, incapable de regarder en face l’immensité de la perte, s’ingénie à ouvrir des chemins secondaires qui instituent l’oubli plus que la mémoire. » Claude Lanzmann, « Le mort saisit le vif », Le Monde, 19 février 2008.
Cette mise au point, ensuite, sur le travail de l'historien :
page 12 : Trouver la « juste mémoire » entre répétition des guerres anciennes dans le présent et effacement de faits pouvant ouvrir à un négationnisme généralisé. (…)
12-13 : Le travail
historique aide à sortir de ce dilemme entre trop-plein et absence de
mémoires. ). L’historien qui cherche à expliquer l’événement n’est pas un juge
imposant un verdict définitif à la place de la société. Il maintient ouverte la
porte des controverses citoyennes, car il prête attention aux conditions de son
époque pour sortir de la rumination du passé et des blessures mémorielles.
et encore
16 :
la mémoire – un « vécu» qui
sacralise les souvenirs en les mythifiant – et l’histoire – une construction «
savante» fondée sur un discours critique offrant certes une « sélection des
faits » mais aussi une structuration du récit. Cette césure nette
cherchait à éviter les amalgames, à lever les préventions et à familiariser les
historiens à 1’« exercice de la mémoire ». Pierre Vidal-Naquet rappelait
également que « l’histoire est aussi faite de mémoire » et qu’il ne fallait pas
chercher en permanence à les opposer. Cela aurait dû éviter bien des écueils
dans les décennies qui ont suivi.
Ne pas confondre avec la Mémoire qui peut être définie ainsi :
46 : De fait, la mémoire est surtout « une histoire encore chaude » (…) une « arme » qu’exhibe le politique pour fixer « sa » ligne de partage idéologique.
je finirai avec cette citation d'Olivier Wievorka :
106 : « Des décennies durant, la propagande a été présentée comme un viol des masses, avant que les historiens ne s’aperçoivent que son impact dépendait de sa capacité à formuler les attentes de l’opinion. Un tel constat s’applique sans doute à la mémoire. Façonnées par une pluralité de vecteurs, ses métamorphoses sont d’abord et avant tout les produits d’une société qui, au fil de ses attentes, accepte, métabolise ou rejette les représentations de son passé. »
Ce qui vaut pour la Mémoire (collective) vaut pour les récits de souvenirs (mémoire autobiographique) ? A voir à la rentrée dans "La mémoire de la Revanche en 1914".
Rédigé le 04/07/2009 à 09:20 dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0)
Victor Hugo est le témoin de son siècle car il a été de tous les combats de son
temps : combats littéraires, philosophiques, politiques, religieux,
internationaux, de la Bataille d'Hernani (1830) au discours contre le Traité de
Paix de 1871 et du refus de la peine de mort dans Le Dernier Jour d'un Condamné
au refus de la Semaine Sanglante dans L'Année Terrible. Qui d'autre que Victor
Hugo a connu à la fois Chateaubriand, Charles Baudelaire, Georges Clemenceau,
Caribaldi et même Abraham Lincoln ? Qui d'autre s'est opposé à la fois au coup
d'État de Napoléon III, à la destruction du Palais d'Été de Pékin et aux
pogromes antisémites dans la Russie tsariste ? On comprend pourquoi Victor Hugo
a écrit dans L'Année Terrible : «Ce siècle est à la barre et je suis son
témoin.» Mais il n'y a pas que cela. Car qui peut nier, en notre siècle, siècle
des attentats du 11 septembre, siècle où près d'un milliard d'hommes vivent avec
moins d'un dollar par jour, siècle où, même dans une démocratie comme les
États-Unis, des gens sont encore condamnés à mort et exécutés, en notre siècle,
qui peut nier l'actualité des prises de position de Victor Hugo contre le
fanatisme religieux, la misère et la peine de mort ? On comprend donc que ce
livre sur Victor Hugo ne se contente pas seulement d'étudier le témoin d'un
siècle révolu : c'est aussi un acte politique pour notre époque.
Une étude intéressante qui analyse l'évolution politique du grand écrivain mais s'entend surtout à montrer qu'au-delà de cette évolution, Hugo est toujours resté fidèle à ses valeurs premières que Pascal Melka résume par une formule qui se suffit à elle-même : un combat pour les opprimés.
Dans le cadre de la guerre de 1870, Hugo sut, à l'égal de ses contemporains, se montrer fervent patriote, mais sans jamais tomber dans la négation de l'autre, affirmant son idéal de République universelle, défendant le droit des peuples et le respect des différences.
Quant à la Commune, s'il la désavoua pour ses excès, il sut éviter d'applaudir la brutale répression qui s'abattit sur elle. A l'instar de nombreux bourgeois restés dans Paris comme Geneviève Bréton et d'autres cités dans La Commune racontée par les Parisiens, contre les Émigrés réfugiés à Versailles et les cocottes qui se vengèrent de manière insupportable, il condamna Thiers et ses sbires. Hugo, reflet d'une opinion que les vainqueurs de la semaine sanglante ne relayèrent pas, héraut de ses Parisiens qui ne furent pas les "Vengeurs" de Versailles comme Flourens eut les siens. Une facette de plus pour ce Maître dont on en connaît déjà de si nombreuses ?
Ce livre est diffusé par www.fnac.com
Rédigé le 26/02/2009 à 15:42 dans Livres | Lien permanent | Commentaires (1)
...racontée par des Parisiens, ceux du moins qui étaient restés dans la ville.
Des hommes connus ou pas.
Des bourgeois surtout, quelques employés,
Des sympathisants de la Révolution, mais plus souvent des hommes qui la rejetaient,
D'autres réfugiés en banlieue ou subissant l'enfer des combats qui la ravagent...
L'histoire de la Commune telle que l'ont vue les Parisiens, spectateurs engagés, acteurs parfois malgré eux, simples soldats emportés par le tourbillon des évènements...
Un nouveau récit de témoignages, qui fait suite à celui du siège de Paris.
L'ouvrage disponible cette semaine chez vos libraires.
Bonne lecture
Rédigé le 13/01/2009 à 21:23 dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0)
4è de couverture :
À l'heure où les émotions envahissent la politique et l'histoire, comment
garder la tête froide ? L'entrée des témoins sur la scène de l'histoire,
et parmi eux des victimes, a laissé libre cours aux émotions. Les controverses
sur les lois mémorielles illustrent la confusion actuelle entre histoire et
mémoire.
Christophe Prochasson
appelle à la vigilance : l'histoire ne doit pas se laisser envahir par
l'émotion mais dégager la relation au passé de son enveloppe sentimentale.
Un essai critique indispensable pour mettre les émotions à leur juste place
dans la fabrique de l'histoire.
Résumé :
Quelle est aujourd'hui la fonction de l'historien ? Comment peut-il dire l'histoire quand foisonnent récits et témoignages qui prétendent dire le vrai, quand le "public" vit sous le registre du spectaculaire et de l'émotion ? Les historiens sont plus que jamais dans la mêlée. C. Prochasson esquisse des pistes pour les aider à prendre la distance nécessaire à tout travail critique.
Extraits :
page 8 : il est deux modes de commerce avec l’histoire. Le premier est tout fait de nostalgie, peuplé de références vivantes, rempli d’images et de sentiments. On y reconnaîtra ce que l’on nomme désormais « mémoire », ou ce que j’appellerai plus simplement « passé ». Ce passé là, asservissant l’histoire à tous les usages, fut, dit-on parfois, la « prostituée de toutes les causes ».
A côté de cette histoire, celle méthodique et scientifique née au 19ème.
page 21 : C’est bel et bien notre présent, notre mémoire, notre expérience enfin, qui dessinent les contours du passé, quel que soit celui-ci (…) En ce sens, oui, l’histoire ne peut être que contemporaine, car elle ramène toujours au niveau du présent, un passé irrémédiablement enfoui sous les vagues du temps. L’histoire n’est jamais que traduction. Elle met au jour et à jour un passé révolu, elle l’actualise. (…)
page 22 : L’Histoire est donc par définition anachronique. (…) Cette appropriation du passé, inéluctable, se fait avec plus ou moins de lucidité, avec plus ou moins d’honnêteté aussi.
page 34 : L’historien préfère le témoin à qui il est arrivé quelque chose. Il lui enjoint de se prononcer, un peu à la manière des journalistes qui, confondant témoignages et opinions, sollicitent les passants en leur tendant leur micro.
page 48 : Les ambitions de Lavisse ne sont pas « purement scientifiques ». S’il renonce assez
vite à sa formation première d’historien de l’Allemagne, c’est pour mieux
comprendre le secret de la défaite de 1870 et tenter d’y remédier dans les plus
brefs délais. Son collègue, Charles Seignobos fait preuve des mêmes
préoccupations et est très orienté par ses perspectives politiques.
Page 112 : « ce que je veux susciter, c’est l’indignation. C’est la révolte contre tout cela (les camps de la mort). Mais les gens qui ont pitié, ils ont pitié de moi qui suis leur amie. Ils ne pensent pas à ce que des millions de gens subissent en ce moment, ils ne font rien contre. Quant à l’admiration, écoutez, on n’a pas fait exprès d’être déportée » Renée Van Hasselt, citée par Jean-Michel Chaumont, La concurrence des victimes. Génocide, identité, reconnaissance. Paris, La Découverte Poche, 2002 (1997), p.313.
pages 207-208 : Ces deux là (Nikolas Sarkozy et Ségolène Royal), nés dans les années 1950, à l’écart des éclaboussures du tragique 20ème siècle, ont opté pour l’histoire du « moi » contre le destin du « nous ». On ne s’étonnera pas de les voir tous les deux fuir l’invitation qui leur fut lancée durant la campagne électorale par Emmanuel Laurentin, producteur d’une émission d’Histoire à France Culture, désireux d’entendre tous les candidats sur leurs relations à l’histoire et curieux des
références qu’ils pouvaient y trouver. On lui répondit par un silence « présentiste ». Pourquoi, dans ces conditions, les historiens de laboratoire auraient-ils encore la cote ?
pages 214-215 : (Il faut) sortir l’histoire de son ghetto
disciplinaire pour en finir avec les spécialisations extrêmes qui désarticulent
savoir et réflexion. (…) L’Histoire est sans doute la science de l’homme qui
devrait dialoguer le plus volontiers avec toutes les disciplines
intellectuelles. Elle est réflexive par nécessité.
page 220 : Que chacun puisse avoir son opinion sur l’histoire n’entraîne pas des « droits » à la reconnaissance intellectuelle.
Rédigé le 30/11/2008 à 12:38 dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0)
Nantes, décembre 1867. Un adolescent d'à peine
seize ans de famille bourgeoise, catholique et royaliste, part à Rome. Zouave
pontifical, il défendra le Saint-siège assiégé par les garibaldiens. Libéré en
1870, il s'engage alors pour sauver Louis-Napoléon, assiégé à Sedan. Il se
replie sur Paris encerclé par les Prussiens. Puis vient l'ordre de Thiers de
marcher sur les révoltés de la Commune. Avec d'autres, Alfred Kervadec, soldat du 113e de
ligne, qui a défendu l'Empereur à Sedan, puis la République avec les généraux
Ducrot et Vinoy, mettra son "chassepot" crosse en l'air et, bien
qu'ayant juré de ne plus porter d'arme, sera de cette épopée aussi terrible que
romantique : la Commune de Paris. Un parcours de vie aussi incroyable
qu'authentique !
Biographie d’un soldat qui a
fait la guerre de 1870 et la Commune. A titre de sources, on y trouvera les souvenirs du
personnage mais tels qu’ils ont pu être reconstitués, Yves Lainé n’ayant de lui
que quatre lettres d’Italie. Mais le livre présente aussi le journal intime de
Marie Mareau (née Kervarec) dont une partie (p.220-223) couvre la période de la
guerre franco prussienne.
Rédigé le 25/07/2008 à 14:51 dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0)
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